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	<title>L'An 02</title>
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	<description>L'An 02 est un outil &#233;colo de diffusion et de partage, un passeur d'id&#233;es hors des cercles confidentiels.
De 2011 &#224; 2015, L'An 02 a &#233;t&#233; une revue papier, en couleurs, multipliant les formes, notamment graphiques : photo-reportage, peinture, installation, typographie, bande dessin&#233;e. Cette dimension-l&#224; ne se retrouve que dans la revue papier, toujours en vente en librairie ou par correspondance. Retrouvez sur ce nouveau site tous les textes, un dossier au traitement mosa&#239;que enrob&#233; de chroniques grin&#231;antes, de lectures in-con-tour-na-bles et de reportages militants.
D&#233;sormais, L'An 02 propose &#224; chaque changement de saison une livraison de chroniques de livres r&#233;cents qui nous aident &#224; penser l'&#233;cologie politique, la d&#233;croissance et la technocritique.</description>
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		<title>L'An 02</title>
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		<title>Sept milliards de chasseurs-ceuilleurs</title>
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		<dc:date>2014-09-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>Jeff Herrgott</dc:creator>



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&lt;p&gt;Sept milliards de chasseurs-ceuilleurs Thomas Gosselin Atrabile, Gen&#232;ve, 2013 72 pages, 18 euros &lt;br class='autobr' /&gt;
L'apocalypse, la fin du monde, le grand chambardement final, je me les suis souvent imagin&#233;s gris, terrifiants, sans espoir, avec des cafards et des moustiques envahissant la surface de la Terre, la nature hostile recouvrant peu &#224; peu une humanit&#233; disparue. &#199;a fait pas r&#234;ver. &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans Sept milliards de chasseurs-cueilleurs , l'apocalypse a eu lieu, on ne sait pas vraiment pourquoi ni comment. Elle a (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L114xH150/arton148-a6f85.jpg?1703349041' width='114' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Sept milliards de chasseurs-ceuilleurs&lt;/i&gt; &lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt; Thomas Gosselin&lt;br class='autobr' /&gt; Atrabile, Gen&#232;ve, 2013&lt;br class='autobr' /&gt; 72 pages, 18 euros&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'apocalypse, la fin du monde, le grand chambardement final, je me les suis souvent imagin&#233;s gris, terrifiants, sans espoir, avec des cafards et des moustiques envahissant la surface de la Terre, la nature hostile recouvrant peu &#224; peu une humanit&#233; disparue. &#199;a fait pas r&#234;ver.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans &lt;i&gt;Sept milliards de chasseurs-cueilleurs&lt;/i&gt; , l'apocalypse a eu lieu, on ne sait pas vraiment pourquoi ni comment. Elle a eu lieu, c'est comme &#231;a. On y croise deux individus, un cow-boy et un Indien. Premi&#232;re bonne surprise : l'humanit&#233; n'a pas disparu, il reste au moins ces deux-l&#224;, et ces deux-l&#224; sont multiples. Deuxi&#232;me, excellente, surprise : la nature est sauvage et accueillante !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux Indiens se rencontrent. Le premier cherche son double, le second ne semble embarqu&#233; dans aucune qu&#234;te particuli&#232;re, tout occup&#233; qu'il est &#224; profiter de la vie qui l'entoure. Le premier devient peu &#224; peu, et de plus en plus cow-boy, car la qu&#234;te vous transforme c'est bien connu. Le second conservera son &#171; indianit&#233; &#187; jusqu'au bout.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'une case &#224; l'autre, d'une page &#224; l'autre, ils se croisent de fa&#231;on fortuite ou sur rendez-vous. Chacune de leur rencontre est une nouvelle histoire, chacune de ces histoires est un saut dans le temps, dans le monde, dans l'humanit&#233;. Car l'apocalypse a quelque peu aboli l'espace-temps ; au d&#233;but, &#231;a trouble un peu, mais c'est vraiment sans cons&#233;quence sur la sant&#233; de nos deux camarades ou du lecteur. D'une histoire &#224; l'autre, on saute dans le futur, on revient dans le pass&#233;, on oublie ce qu'on vient de lire, on se souvient de ce qui se passera dans une minute...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C'est l&#224; que &#231;a devient sympathique. Affranchi du temps, de l'espace, le cow-boy se d&#233;place dans son histoire, incarnant une quantit&#233; de personnages divers. Chaque fois qu'il rencontre l'Indien, celui-ci est &#233;galement un autre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Que peuvent bien vivre deux individus qui changent sans arr&#234;t de personnalit&#233;, dans un espace-temps post-apocalyptique incontr&#244;l&#233; ? Tout. Tout y passe : l'amour, l'envie, la survie, l'orgueil, la jalousie, le respect, dieu, la beaut&#233;...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chaque sc&#232;ne est absurde, inattendue. Le r&#233;cit est philosophique, profond, ou bien sans queue ni t&#234;te ; il fait toujours sens &#224; un moment, puis il reprend sa route.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le cow-boy le reconna&#238;t : &#171; Contre la simple reproduction de la r&#233;alit&#233; manifeste, j'ai privil&#233;gi&#233; les apparitions de la r&#233;alit&#233; latente &#187;. Le devenir, le possible, l'imaginaire, la folie n&#233;cessaire &#224; la construction d'un monde &#224; venir, avec ses cow-boys et ses Indiens, civilis&#233;s ou sauvages, tous engonc&#233;s dans leurs petites histoires mais qui cheminent ensemble, va savoir vers o&#249;, va savoir vers qui, va savoir pourquoi, va savoir comment. En tout cas ils en reviennent et c'est avec joie qu'ils y retournent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le tout dans des d&#233;cors foisonnants et multicolores. L'&#233;diteur &#233;voque un r&#233;cit &#171; pseudo-rousseauiste &#187;, en r&#233;f&#233;rence &#224; Jean-Jacques, le philosophe. Pour ma part, j'y vois un trait qui me rappelle l'autre Rousseau, le douanier, artiste na&#239;f et inspirateur des surr&#233;alistes, peintre de la vie sauvage et douce, d'une nature luxuriante, jamais vraiment hostile, toujours un peu inqui&#233;tante.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D'accord, c'est un peu perch&#233;. Mais &#231;a ne fait pas de mal, une projection un peu diff&#233;rente, le temps d'une ballade. Un ballade avec des fous magnifiques, qui font, d&#233;font et refont le monde &#224; leur image, &#224; coups de grands discours et de belles images. On dirait... un ap&#233;ro entre potes. Un de ces ap&#233;ros m&#233;morables qui commencent t&#244;t le midi et se terminent tard dans la nuit, au cours desquels on met tout dans un m&#234;me panier, on m&#233;lange bien, on remue et on construit la vie telle qu'on la veut, sans se mentir, avec ses bons et ses mauvais penchants, allant d'un sujet &#224; l'autre au gr&#233; des verres qui se vident et se remplissent.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le matin, souvent, c'est cendriers pleins et gueule de bois. On a les apocalypses qu'on peut. Avec &lt;i&gt;Sept milliards de chasseurs-cueilleurs&lt;/i&gt; , tu peux choisir d'en sortir indemne. C'est incroyable comme les choses sont bien faites.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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