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	<title>L'An 02</title>
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	<description>L'An 02 est un outil &#233;colo de diffusion et de partage, un passeur d'id&#233;es hors des cercles confidentiels.
De 2011 &#224; 2015, L'An 02 a &#233;t&#233; une revue papier, en couleurs, multipliant les formes, notamment graphiques : photo-reportage, peinture, installation, typographie, bande dessin&#233;e. Cette dimension-l&#224; ne se retrouve que dans la revue papier, toujours en vente en librairie ou par correspondance. Retrouvez sur ce nouveau site tous les textes, un dossier au traitement mosa&#239;que enrob&#233; de chroniques grin&#231;antes, de lectures in-con-tour-na-bles et de reportages militants.
D&#233;sormais, L'An 02 propose &#224; chaque changement de saison une livraison de chroniques de livres r&#233;cents qui nous aident &#224; penser l'&#233;cologie politique, la d&#233;croissance et la technocritique.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>L'An 02</title>
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		<title>Lao-tseu et les tao&#239;stes</title>
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		<dc:date>2015-07-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louison Bobet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Lao-tseu et les tao&#239;stes ou la recherche d'une vie harmonieuse Claude Llena et Lao-tseu Le Passager clandestin, &#171; Les pr&#233;curseurs de la d&#233;croissance &#187;, 2014 96 pages, 8 &#8364; &lt;br class='autobr' /&gt;
Le dossier du dernier num&#233;ro de L'An 02 s'interrogeait notamment sur l'apport des r&#233;f&#233;rences au pass&#233; pour penser le changement (1). Comment, en puisant dans l'histoire, trouver des propositions pour un avenir viable et si possible &#233;mancipateur ? En allant chercher des ressources chez les tao&#239;stes, penseurs des IVe et IIIe si&#232;cles (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-Lectures-" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L97xH150/arton170-4704c.jpg?1703349038' width='97' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Lao-tseu et les tao&#239;stes ou la recherche d'une vie harmonieuse &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Claude Llena et Lao-tseu&lt;br class='autobr' /&gt;
Le Passager clandestin, &#171; Les pr&#233;curseurs de la d&#233;croissance &#187;, 2014&lt;br class='autobr' /&gt;
96 pages, 8 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Le dossier du dernier num&#233;ro de &lt;i&gt;L'An 02&lt;/i&gt; s'interrogeait notamment sur l'apport des r&#233;f&#233;rences au pass&#233; pour penser le changement (1). Comment, en puisant dans l'histoire, trouver des propositions pour un avenir viable et si possible &#233;mancipateur ? En allant chercher des ressources chez les tao&#239;stes, penseurs des IVe et IIIe si&#232;cles avant l'&#232;re chr&#233;tienne, le grand &#233;cart ne pouvait &#234;tre beaucoup plus grand. Le pari des &#233;ditions du Passager clandestin est os&#233; : pr&#233;senter une pens&#233;e et donner &#224; lire des extraits choisis en une centaine de (petites) pages. In&#233;vitablement, une telle introduction souffre de limites typiques &#224; ce genre d'exercice. Malgr&#233; la pr&#233;sentation de Claude Llena, les quelques textes tao&#239;stes s&#233;lectionn&#233;s dans la deuxi&#232;me partie de ce livre restent malheureusement assez cryptiques pour le n&#233;ophyte (2).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut dire que le tao&#239;sme regroupe un ensemble de pens&#233;es complexes dans lequel le lecteur ou la lectrice occidental&#183;e a bien du mal &#224; trouver des rep&#232;res. Les tao&#239;stes ne forment pas une &#233;cole et les auteurs plac&#233;s derri&#232;res cet &#233;tendard ont des d&#233;saccords importants. Lao-tseu, le premier de la lign&#233;e, est un personnage myst&#233;rieux dont les d&#233;tails de la vie sont largement l&#233;gendaires. Suivent Confucius, Tchoung-tseu, Lie-tseu et d'autres encore. Au c&#339;ur de leur pens&#233;e, le tao, la voie. Celle &#224; suivre pour une vie harmonieuse. Il ne faut pas chercher de manuel chez les tao&#239;stes. Mais des pistes, des conseils.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les &#233;crits de Lao-tseu sont destin&#233;s au Prince. Il lui recommande le &#171; non-agir &#187; afin de trouver une harmonie avec la nature. Le tao est d'abord un travail sur soi. Vivre hors du monde, &#171; renoncer aux effets anthropiques exerc&#233;s sur son milieu, accepter de l&#226;cher prise &#187; (p. 22). D&#232;s lors, une chose est s&#251;re : on ne trouvera aucune perspective de lutte chez les tao&#239;stes. Et si les Princes refusent de se retirer en ermite, nous serons bon&#183;ne&#183;s pour habiter harmonieusement des cloaques. Ici repose sans doute une des limites les plus grandes de l'h&#233;ritage &#224; trouver dans des pens&#233;es vieilles de plus de 2000 ans. Le monde mat&#233;riel dans lequel nous vivons n'a rien &#224; voir avec celui de Lao-tseu. Aucun espace n'&#233;chappe d&#233;sormais au pouvoir des Princes et la destruction industrielle de l'environnement n'&#233;pargnera personne. Claude Llena n'est pas dupe de cette limite. Son introduction pointe &#224; plusieurs reprises la mani&#232;re dont les d&#233;veloppements r&#233;cents du capitalisme encouragent le d&#233;veloppement personnel et &#224; g&#233;rer chacun&#183;e sa vie comme un entrepreneur (3). &#201;cart&#233; de la culture chinoise par le pouvoir mao&#239;ste, le tao&#239;sme, aujourd'hui r&#233;habilit&#233; en Chine, semble tout &#224; fait soluble dans le n&#233;olib&#233;ralisme. La mode occidentale pour l'acupuncture ou le tai chi chuan peut sans doute se comprendre ainsi.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si aujourd'hui la pens&#233;e tao&#239;ste reste difficile &#224; appr&#233;hender, on pourrait lui trouver des familiarit&#233;s avec les philosophies occidentales pr&#233;-modernes. Ainsi, le besoin d'&#233;quilibre entre les corps, les &#233;l&#233;ments et les astres a occup&#233; pendant des si&#232;cles les d&#233;bats entre les diff&#233;rentes &#233;coles aristot&#233;liciennes. Alors qu'au XVIIIe si&#232;cle la chimie est &#224; l'avant-garde du d&#233;veloppement industriel, les posologies des alchimistes europ&#233;ens int&#232;grent depuis longtemps des m&#233;taux. Si les tao&#239;stes recommandent de minimiser l'impact anthropique sur la nature, le geste savant pr&#233;-industriel occidental manipule all&#232;grement des &#233;l&#233;ments aux propri&#233;t&#233;s extr&#234;mement actives. C'est peut-&#234;tre ainsi dans l'h&#233;ritage du non-agir tao&#239;ste que l'on peut trouver une r&#233;ponse &#224; la question pos&#233;e dans les ann&#233;es 1950 par l'historien britannique Joseph Needham : pourquoi l'industrialisation a-t-elle eu lieu en Europe et non en Chine (4) ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) &#171; Qui est r&#233;ac ? Qui est moderne ? &#187;, &lt;i&gt;L'An 02&lt;/i&gt; , n&#176;6, automne 2014.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Non, non, le fait que j'ai lu ces textes en sirotant de la 8&#176;6 &#224; cot&#233; d'une t&#233;l&#233; retransmettant un match de foot ne doit pas &#234;tre pris en compte pour nuancer ce propos.&lt;br class='autobr' /&gt;
(3) Voir l'entretien avec Nicolas Marquis p. 22 de ce num&#233;ro.&lt;br class='autobr' /&gt;
(4) Pour quelques mots sur J. Needham, on pourra se reporter &#224; cet entretien : Jean-Marc L&#233;vy-Leblond, &#171; Un entretien avec Joseph Needham &#187;, paru dans &lt;i&gt;Alliage&lt;/i&gt; , n&#176;41-42, d&#233;cembre 1999, mis en ligne le 5 septembre 2012, &lt;a href=&#034;http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3937&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://revel.unice.fr/alliage/index.html?id=3937&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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	</item>
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		<title>La France nucl&#233;aire</title>
		<link>https://lan02.butternet.net/La-France-nucleaire</link>
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		<dc:date>2014-09-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Louison Bobet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;La France nucl&#233;aire Sezin Top&#231;u La D&#233;couverte, 2013 350 pages, 21 &#8364; &lt;br class='autobr' /&gt;
Printemps 2013. Une Commission particuli&#232;re du d&#233;bat public programme une s&#233;rie de &#171; d&#233;bats &#187; autour du projet de &#171; stockage g&#233;ologique r&#233;versible &#187; de d&#233;chets radioactifs &#224; Bure. Les deux premi&#232;res r&#233;unions sont sabot&#233;es par des opposant&#183;e&#183;s aux projets qui d&#233;noncent un &#171; d&#233;bat bidon &#187; dont les conclusions sont connues d'avance. Jusqu'en d&#233;cembre, le &#171; d&#233;bat public &#187; se poursuit... sans public, bien &#224; l'abri sur internet. La &#171; d&#233;mocratie (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L103xH150/arton121-feff8.jpg?1703349038' width='103' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;La France nucl&#233;aire&lt;br class='autobr' /&gt;
Sezin Top&#231;u&lt;br class='autobr' /&gt;
La D&#233;couverte, 2013&lt;br class='autobr' /&gt;
350 pages, 21 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Printemps 2013. Une Commission particuli&#232;re du d&#233;bat public programme une s&#233;rie de &#171; d&#233;bats &#187; autour du projet de &#171; stockage g&#233;ologique r&#233;versible &#187; de d&#233;chets radioactifs &#224; Bure. Les deux premi&#232;res r&#233;unions sont sabot&#233;es par des opposant&#183;e&#183;s aux projets qui d&#233;noncent un &#171; d&#233;bat bidon &#187; dont les conclusions sont connues d'avance. Jusqu'en d&#233;cembre, le &#171; d&#233;bat public &#187; se poursuit... sans public, bien &#224; l'abri sur internet. La &#171; d&#233;mocratie technique &#187; patine et l'&#171; imp&#233;ratif participatif &#187; a du plomb dans l'aile. N&#233;anmoins, que l'&#201;tat organise une s&#233;rie de discussions &#224; propos de la gestion des d&#233;chets radioactifs n'a rien d'anodin. Les programmes de l'industrie nucl&#233;aire n'ont pas toujours &#233;t&#233; l'objet de d&#233;bats. La France nucl&#233;aire de la sociologue et historienne des sciences Sezin Top&#231;u apporte un &#233;clairage pr&#233;cieux pour comprendre l'&#233;volution des formes de gouvernement du nucl&#233;aire qui nous ont amen&#233; &#224; ce d&#233;bat public sans public.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Entre la manifestation sanglante de Malville en 1977 et l'essor des commissions pluralistes dans les ann&#233;es 1990, la relation de l'industrie nucl&#233;aire et de l'&#201;tat au mouvement antinucl&#233;aire s'est profond&#233;ment transform&#233;e. Dans l'agitation qui suit mai 68, le mouvement antinucl&#233;aire fran&#231;ais est un des plus puissants d'Europe. Paradoxalement, la France est aujourd'hui un des pays les plus nucl&#233;aris&#233;s du monde. Comment l'&#201;tat et l'industrie nucl&#233;aire s'y sont-ils pris pour r&#233;aliser un tel coup de ma&#238;tre ? Que sont devenu&#183;e&#183;s les antinucl&#233;aires d'hier ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour r&#233;pondre &#224; ces questions, S. Top&#231;u nous entra&#238;ne du Cotentin au Limousin, de la Bi&#233;lorussie au Niger. Elle y suit une s&#233;rie de conflits et de controverses qui ont agit&#233; la France nucl&#233;aire durant quatre d&#233;cennies. Ce livre ne cherche pas &#224; faire une histoire du mouvement antinucl&#233;aire mais plut&#244;t &#224; &#233;tudier la mani&#232;re dont l'industrie nucl&#233;aire a gouvern&#233;, enr&#244;l&#233;, d&#233;sarm&#233; celles et ceux qui la critiquaient. Aussi s'int&#233;resse-t-il peu &#224; la r&#233;pression, aux matraques et aux coups qui marquent et qui choquent. Il s'attarde davantage sur des pratiques plus subtiles, qui ont pu sembler anodines, voire b&#233;n&#233;fiques pour une partie des militant&#183;e&#183;s &#233;colo. Et qui se sont av&#233;r&#233;es redoutablement efficaces pour domestiquer le mouvement antinucl&#233;aire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;L'accident de Tchernobyl marque un tournant entre deux &#233;poques. L'annonce de l'arr&#234;t aux fronti&#232;res fran&#231;aises du nuage radioactif fait scandale et la &#171; culture du secret &#187; est bl&#226;m&#233;e. D&#233;sormais, le nucl&#233;aire sera transparent. Tout comme aujourd'hui il se proclame vert (en arguant ne pas d&#233;gager de CO2) et d&#233;mocratique. Plut&#244;t que de raviver le mouvement antinucl&#233;aire, l'accident de Tchernobyl a, selon S. Top&#231;u, pr&#233;cipit&#233; son d&#233;clin. Davantage que le nucl&#233;aire lui-m&#234;me, c'est sa gestion qui devient alors le c&#339;ur du probl&#232;me. Des associations contre-expertes, telles la CRIIRAD ou l'ACRO, se cr&#233;ent et sont rapidement associ&#233;es dans diff&#233;rents comit&#233;s &#224; la gestion de l'atome. La critique du nucl&#233;aire se scientifise et s'institutionnalise fortement. &#192; c&#244;toyer de pr&#232;s le monde du nucl&#233;aire, les militant&#183;e&#183;s perdent en radicalit&#233;. Le d&#233;bat devient technique plus que politique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#192; la lecture de &lt;i&gt;La France nucl&#233;aire&lt;/i&gt; , on peut toutefois regretter l'invisibilit&#233; d'une frange du mouvement antinucl&#233;aire qui refusa de devenir cogestionnaire de la nucl&#233;arisation de la France. La scientifisation de la critique et son enr&#244;lement dans les dispositifs de gestion de l'atome furent vivement contest&#233;s en leur temps. La publication r&#233;cente d'une s&#233;rie de textes du Comit&#233; Irradi&#233;, cr&#233;&#233; au lendemain de l'accident de Tchernobyl, vient le rappeler (1 {} ). Publi&#233;s initialement dans la revue &lt;i&gt;Des fissures dans le consensus&lt;/i&gt; (quatre num&#233;ros entre 1987 et 1992), ces quelques textes donnent &#224; voir l'histoire d'une autre composante du mouvement antinucl&#233;aire, certes tr&#232;s minoritaire, mais qui offre aujourd'hui un h&#233;ritage auquel se r&#233;f&#233;rer pour envisager une critique radicale du nucl&#233;aire et de son monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) &lt;i&gt;Le Gouvernement par la peur au temps des catastrophes. R&#233;flexions anti-industrielles sur les possibilit&#233;s de r&#233;sistance&lt;/i&gt; , collectif, &#233;ditions de la Roue, 2013, 128 pages, 11 &#8364;.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pr&#233;liminaires</title>
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		<dc:creator>Louison Bobet</dc:creator>



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&lt;p&gt;Miguel Amor&#243;s Pr&#233;liminaires. Une perspective anti-industrielle &#201;ditions de la Roue, 2015 160 pages, 12 &#8364; &lt;br class='autobr' /&gt;
Pr&#233;liminaires de Miguel Amor&#243;s est un livre frustrant. Tout est dans le pluriel du titre de cette compilation de textes concis, incisifs et stimulants. La plupart d'entre eux ont &#233;t&#233; &#233;crits pour engager des d&#233;bats lors de charlas dans des centres sociaux espagnols au cours des quinze derni&#232;res ann&#233;es. Malheureusement, nous n'y &#233;tions pas. Contentons-nous donc de ces introductions qui ont assur&#233;ment (...)&lt;/p&gt;


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 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L106xH150/arton22-9f1f9.png?1703349038' width='106' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;Miguel Amor&#243;s&lt;br class='autobr' /&gt; &lt;i&gt;Pr&#233;liminaires. Une perspective anti-industrielle&lt;/i&gt;&lt;br class='autobr' /&gt;
&#201;ditions de la Roue, 2015&lt;br class='autobr' /&gt;
160 pages, 12 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pr&#233;liminaires&lt;/i&gt; de Miguel Amor&#243;s est un livre frustrant. Tout est dans le pluriel du titre de cette compilation de textes concis, incisifs et stimulants. La plupart d'entre eux ont &#233;t&#233; &#233;crits pour engager des d&#233;bats lors de &lt;i&gt;charlas &lt;/i&gt;dans des centres sociaux espagnols au cours des quinze derni&#232;res ann&#233;es. Malheureusement, nous n'y &#233;tions pas. Contentons-nous donc de ces introductions qui ont assur&#233;ment le m&#233;rite de poser des jalons pour une critique anti-industrielle.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour Amor&#243;s, la d&#233;faite de l'assaut r&#233;volutionnaire des ann&#233;es 1970 a r&#233;duit consid&#233;rablement les pr&#233;tentions subversives contre un capitalisme victorieux et tout puissant. Ainsi, le panorama qu'esquisse Amor&#243;s n'a rien de reluisant : &#171; La d&#233;faite marque autant la fin des avanc&#233;es th&#233;orico-pratiques des classes opprim&#233;es que la d&#233;gradation de leur projet ; la non-reconnaissance de ses cons&#233;quences fatales alimente la nostalgie des contestataires actuels, incapables d'affronter l'utopie capitaliste victorieuse avec des armes qui ne soient pr&#233;historiques &#187; (p. 76). Outch.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Fid&#232;le au programme de l'Encyclop&#233;die des nuisances (EdN) &#224; laquelle il participa, Miguel Amor&#243;s cherche &#224; confronter la critique sociale &#224; notre &#233;poque. Si les lectures critiques de Marx sont nombreuses, celles de Debord et des situationnistes sont plus rares, notamment de la part de groupes qui se r&#233;clament de leur h&#233;ritage. L'EdN est de ceux-l&#224; et les &lt;i&gt;Pr&#233;liminaires&lt;/i&gt; d' Amor&#243;s s'inscrivent dans ce sillage.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Une lutte des classes sans sujet historique&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Chez Amor&#243;s, le prol&#233;tariat contemporain a perdu son r&#244;le historique et n'est plus le moteur d'un changement r&#233;volutionnaire vers un monde libre. De plus, d'une critique de l'ali&#233;nation salariale, la crise &#233;cologique actuelle nous pousse vers une critique de la production. Pour Amor&#243;s, l'individu contemporain est un consommateur avant d'&#234;tre un producteur de biens et de valeur. D&#232;s lors, un projet autogestionnaire qui conserverait les outils et l'organisation du travail actuels ne m&#232;nerait qu'&#224; un capitalisme sans patron. La destruction du syst&#232;me productifsemble une bien meilleure perspective et constitue un pr&#233;alable &#224; la construction d'un monde lib&#233;r&#233; de l'exploitation capitaliste.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La critique anti-industrielle que propose Amor&#243;s est aussi une lecture de l'histoire. Ainsi, le postulat des Lumi&#232;res d'apr&#232;s lequel le travail scientifique am&#233;liore continuellement l'&#226;me par une ma&#238;trise accrue sur la nature a arrach&#233; le pr&#233;sent des cycles saisonniers pour le pr&#233;cipiter vers un avenir fuyant. Dans l'instantan&#233;isation du temps, l'exp&#233;rience ne s'accumule plus : il n'y a donc pas de fin de l'histoire mais bien une perte de la conscience historique. Le progr&#232;s qui nous attendait pour demain a justifi&#233; tous les sacrifices pour la construction d'un monde meilleur. Toutefois, non seulement la production industrielle a d&#233;grad&#233; la nature jusqu'&#224; ce que la survie de l'esp&#232;ce devienne un r&#233;el enjeu mais l'ali&#233;nation grandissante a eu raison de la libert&#233; promise. Ici encore, les critiques de la vie quotidienne et du spectacle que l'on doit aux situationnistes s'av&#232;rent de pr&#233;cieux acquis.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&lt;b&gt;Le territoire et la technique&lt;/b&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Autour de la colonisation de l'espace terrestre aux seules fins de la production marchande et de la destruction industrielle de la nature se dresse actuellement, pour Amor&#243;s, le front le plus saillant de la lutte des classes : la d&#233;fense du territoire. Le projet r&#233;volutionnaire doit prendre son fondement dans le rapport &#224; la nature. &#171; Le territoire, de nos jours, est une nature mal socialis&#233;e ; la soci&#233;t&#233;, une humanit&#233; mal naturalis&#233;e &#187; (p. 115).&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Avec cette place centrale donn&#233;e aux luttes contre la transformation de la terre en capital vient une critique de l'urbanisme et de la technique. Face &#224; l'extension des &#171; conurbations &#187;, la lutte contre les d&#233;g&#226;ts du progr&#232;s ne peut se rallier &#224; une fuite en avant technologique. Au contraire, une d&#233;surbanisation des villes et un rapport harmonieux &#224; la nature sont n&#233;cessaires pour aspirer &#224; une vie libre. Et &#224; notre survie, puisque deux si&#232;cles de progr&#232;s industriel ont li&#233; l'espoir r&#233;volutionnaire &#224; cette pr&#233;occupation. Vaste programme que propose l'introduction &#224; la critique anti-industrielle formul&#233;e par Miguel Amor&#243;s dans ses &lt;i&gt;Pr&#233;liminaires.&lt;/i&gt; Nous attendons impatiemment l'&#339;uvre.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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