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	<title>L'An 02</title>
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	<description>L'An 02 est un outil &#233;colo de diffusion et de partage, un passeur d'id&#233;es hors des cercles confidentiels.
De 2011 &#224; 2015, L'An 02 a &#233;t&#233; une revue papier, en couleurs, multipliant les formes, notamment graphiques : photo-reportage, peinture, installation, typographie, bande dessin&#233;e. Cette dimension-l&#224; ne se retrouve que dans la revue papier, toujours en vente en librairie ou par correspondance. Retrouvez sur ce nouveau site tous les textes, un dossier au traitement mosa&#239;que enrob&#233; de chroniques grin&#231;antes, de lectures in-con-tour-na-bles et de reportages militants.
D&#233;sormais, L'An 02 propose &#224; chaque changement de saison une livraison de chroniques de livres r&#233;cents qui nous aident &#224; penser l'&#233;cologie politique, la d&#233;croissance et la technocritique.</description>
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		<title>L'An 02</title>
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		<title>La culture de proximit&#233;, c'est aussi un laboratoire du vivre ensemble</title>
		<link>https://lan02.butternet.net/La-culture-de-proximite-c-est-aussi-un-laboratoire-du-vivre-ensemble</link>
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		<dc:date>2014-09-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>David Langlois-Mallet</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;par David Langlois-Mallet &lt;br class='autobr' /&gt; Collectif Un peuple cr&#233;atif &lt;br class='autobr' /&gt;
La r&#233;flexion politique, dans une soci&#233;t&#233; en crise profonde, &#233;conomique, environnementale mais aussi humaine, passerait-elle par des voies d&#233;tourn&#233;es et inattendues ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Quand des artistes isol&#233;&#183;e&#183;s et sans ateliers ont invent&#233; le squat collectif, qu'ont-ils fait sinon proposer &#224; la soci&#233;t&#233; une r&#233;flexion sur le partage de l'espace ? En passant de l'atelier-logement individuel &#224; l'atelier-logement collectif, ils et elles ont aussi r&#233;invent&#233; du quartier, (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-No5-Alerte-aux-territoires-19-" rel="directory"&gt;N&#176;5 : &#171; Alerte aux territoires ! &#187;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class='spip_document_29 spip_documents'&gt;&lt;a href='https://lan02.butternet.net/IMG/png/territoire.png' type=&#034;image/png&#034; title=&#034;territoire&#034;&gt;&lt;img src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L150xH127/territoire-df9d3-a8582.png?1696061304' width='150' height='127' alt='territoire {PNG}' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;par David Langlois-Mallet&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Collectif Un peuple cr&#233;atif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;flexion politique, dans une soci&#233;t&#233; en crise profonde, &#233;conomique, environnementale mais aussi humaine, passerait-elle par des voies d&#233;tourn&#233;es et inattendues ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quand des artistes isol&#233;&#183;e&#183;s et sans ateliers ont invent&#233; le squat collectif, qu'ont-ils fait sinon proposer &#224; la soci&#233;t&#233; une r&#233;flexion sur le partage de l'espace ? En passant de l'atelier-logement individuel &#224; l'atelier-logement collectif, ils et elles ont aussi r&#233;invent&#233; du quartier, des lieux d'usage multiples.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Quelles cons&#233;quences ces &#171; r&#233;inventions &#187; et ces mutualisations ont-elles pour le logement ? Quelles solutions collectives pourraient-&#234;tre propos&#233;es aux familles monoparentales en difficult&#233; ? Partager les co&#251;ts, les servitudes et les obligations pourrait rendre le quotidien plus agr&#233;able, plus convivial ou dans certains cas moins toxique pour les enfants ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;On trouve intelligent de d&#233;penser notre argent public pour chasser dans nos rues (&#224; cheval maintenant) les biffins, ces petits chiffonniers de la mis&#232;re, alors qu'une partie de l'avenir de notre soci&#233;t&#233; est dans nos poubelles. N'est-il pas temps au contraire de g&#233;n&#233;raliser une soci&#233;t&#233; de la r&#233;cup&#233;ration dans laquelle les petits m&#233;tiers m&#233;pris&#233;s gagneraient un statut et une reconnaissance au lieu de pousser des pr&#233;caires dans une mis&#232;re encore plus dangereuse pour tou&#183;te&#183;s ?&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Le Grand Paname, fabrique de l'imaginaire</title>
		<link>https://lan02.butternet.net/Le-Grand-Paname-fabrique-de-l-imaginaire</link>
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		<dc:date>2014-09-01T00:00:00Z</dc:date>
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		<dc:creator>David Langlois-Mallet</dc:creator>



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&lt;p&gt;par David Langlois-Mallet Collectif Un peuple cr&#233;atif &lt;br class='autobr' /&gt;
La question centrale du Grand Paris n'est pas celle des infrastructures et du Paris Capitale mais celle de la multitude des Paris-villages, des gens qui y vivent, de leurs liens, de leur culture : du Grand Paname. &lt;br class='autobr' /&gt;
Souvent obs&#233;d&#233;es par une vision ann&#233;e 60 des grands travaux, les institutions, quand il s'agit d'ouvrir le d&#233;bat &#224; la soci&#233;t&#233; civile, convoquent les habitant&#183;e&#183;s sur leurs probl&#233;matiques techniques et attendent des citoyen&#183;ne&#183;s au mieux (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-No5-Alerte-aux-territoires-19-" rel="directory"&gt;N&#176;5 : &#171; Alerte aux territoires ! &#187;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;strong&gt;&lt;span class='spip_document_29 spip_documents'&gt;&lt;a href='https://lan02.butternet.net/IMG/png/territoire.png' type=&#034;image/png&#034; title=&#034;territoire&#034;&gt;&lt;img src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L150xH127/territoire-df9d3-a8582.png?1696061304' width='150' height='127' alt='territoire {PNG}' /&gt;&lt;/a&gt;&lt;/span&gt;par David Langlois-Mallet&lt;/strong&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;strong&gt;Collectif Un peuple cr&#233;atif&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question centrale du Grand Paris n'est pas celle des infrastructures et du Paris Capitale mais celle de la multitude des Paris-villages, des gens qui y vivent, de leurs liens, de leur culture : du Grand Paname.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Souvent obs&#233;d&#233;es par une vision ann&#233;e 60 des grands travaux, les institutions, quand il s'agit d'ouvrir le d&#233;bat &#224; la soci&#233;t&#233; civile, convoquent les habitant&#183;e&#183;s sur leurs probl&#233;matiques techniques et attendent des citoyen&#183;ne&#183;s au mieux des r&#233;ponses qu'ils ont d&#233;j&#224;, au pire une simple pr&#233;sence, une validation. Jamais elles ne se posent la question de l'imaginaire. Et si ce divorce entre l'imaginaire des Parisien&#183;ne&#183;es et imaginaire institutionnel &#233;tait la bonne question ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Paris est d'abord un territoire de l'imaginaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pourquoi Paris est-elle la premi&#232;re destination mondiale du tourisme ? Parce que ce bout de terre et d'eau vit dans l'imaginaire de chaque humain ou presque. Nous ne pouvons plus nous loger chez nous, en partie du fait de la puissance de cet imaginaire qui fait de notre lopin l'enjeu d'une sp&#233;culation-monde et des rues du c&#339;ur de Paris un co&#251;teux parc d'attraction patrimonial. Et cette fracture, organis&#233;e politiquement par le d&#233;coupage administratif, en amplifie les effets : une ville capitale et sa mairie, v&#233;ritable &#201;tat bis pesant de tout leur impact sur le centre, le vidant de sa vie et de ses habitant&#183;e&#183;s, et un p&#233;riph&#233;rique qui inscrit dans la g&#233;ographie la blessure pollu&#233;e de la s&#233;gr&#233;gation spatiale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;La fabrique de l'imaginaire parisien proc&#232;de des habitant&#183;e&#183;s&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;De m&#234;me que les d&#233;cisions d'am&#233;nagement sont dans les faits confisqu&#233;s par la technostructure, l'imaginaire de Paris est abusivement sous-trait&#233; aux acteurs institutionnels de la culture et aux activit&#233;s &#224; fort impact marchand. L'imaginaire de Paris se r&#233;sumerait aux vieilles pierres et &#224; l'imagerie parisienne de la Tour Eiffel en talons hauts et rubans...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La fabrique de l'imaginaire parisien proc&#232;de de son peuple. Paris, c'est s&#251;rement les industries du luxe, un patrimoine touristique ; mais Paris c'est d'abord sa multitude. La puissance de cette fabrique de l'imaginaire, diff&#233;rente selon les &#226;ges, proc&#232;de toujours de ses habitant&#183;e&#183;s et du choc cr&#233;atif qui s'op&#232;re ici.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La particularit&#233; de sa population, par rapport aux autres r&#233;gions, tient justement au fait que le/la Parisien&#183;ne n'existe quasiment pas. La culture parisienne est la somme des rencontres qui ont lieu ici entre gens de toutes les r&#233;gions de France d'abord, du monde maintenant. Paris, c'est le bureau de la France, mais aussi l'espace public du monde.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Un imaginaire entrav&#233; par les politiques publiques&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La panne de cette fabrique du r&#234;ve aujourd'hui ne vient pas d'une panne de la cr&#233;ativit&#233; de ses habitant&#183;e&#183;s. Le peuple de Paris est riche de projets, d'id&#233;es et d'invention. M&#234;me pr&#233;caris&#233; et fragilis&#233;, c'est un peuple de porteurs de projets culturels et solidaires, d'&#339;uvrier&#183;e&#183;s. L'institution lui retire un &#224; un ses lieux d'expression de proximit&#233; (le dernier en date : la Forge &#224; Belleville, comme le Carrosse), et ce faisant toute possibilit&#233; de rencontre gratuite. Pire, elle les remplace par les relais culturels de ses politiques d'image, favorisant ainsi &#171; la valorisation &#187; du quartier, sa gentrification.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Bien s&#251;r il y a quelques rares exceptions d'innovation institutionnelles. Le 100 &#201;tablissement culturel solidaire &#224; Aligre est un mod&#232;le de service public de la pratique des arts innovants, qui sert &#224; plus de mille plasticien&#183;ne&#183;s d'&#206;le-de-France, d'auteur&#183;e&#183;s et de compagnies. Mais quasiment tous les grands collectifs d'artistes ont &#233;t&#233; chass&#233;s de la capitale, ou r&#233;duits &#224; la confidentialit&#233;. Pour trouver des collectifs de projet un peu costauds, il faut regarder du c&#244;t&#233; de Saint-Denis avec le &#171; 6B &#187;, d'Aubervilliers avec &#171; La Villa mais d'ici &#187;... il faut penser Grand Paname.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Comment remettre en marche ce Grand Paname ?&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Les institutions ne peuvent, qui plus est dans un contexte d'&#233;conomie de moyens, faire l'impasse sur la premi&#232;re des &#233;conomies : ouvrir une r&#233;flexion critique sur les politiques publiques et l'id&#233;ologie implicite qui les sous-tend. En mati&#232;re de politiques culturelles, la France fonctionne sur un mod&#232;le louis-quatorzien parfaitement anachronique. Le fait du prince est loi. C'est du politique que proc&#232;de la s&#233;lection des artistes et l'attribution des lieux. Nous sommes dans la culture dans une situation o&#249; le politique paye une limousine &#224; de tr&#232;s rares artistes qu'il a choisi&#183;e&#183;s et laisse les autres marcher &#224; pied.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Il faut totalement renverser ce paradigme, aussi d&#233;suet que la chaise &#224; porteur. Il est temps de consid&#233;rer que la soci&#233;t&#233; est cr&#233;ative et que le r&#244;le du politique dans une d&#233;mocratie est de lui fournir les outils de son expression, pas de la privatiser ou la normaliser.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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