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	<title>L'An 02</title>
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	<description>L'An 02 est un outil &#233;colo de diffusion et de partage, un passeur d'id&#233;es hors des cercles confidentiels.
De 2011 &#224; 2015, L'An 02 a &#233;t&#233; une revue papier, en couleurs, multipliant les formes, notamment graphiques : photo-reportage, peinture, installation, typographie, bande dessin&#233;e. Cette dimension-l&#224; ne se retrouve que dans la revue papier, toujours en vente en librairie ou par correspondance. Retrouvez sur ce nouveau site tous les textes, un dossier au traitement mosa&#239;que enrob&#233; de chroniques grin&#231;antes, de lectures in-con-tour-na-bles et de reportages militants.
D&#233;sormais, L'An 02 propose &#224; chaque changement de saison une livraison de chroniques de livres r&#233;cents qui nous aident &#224; penser l'&#233;cologie politique, la d&#233;croissance et la technocritique.</description>
	<language>fr</language>
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		<title>L'An 02</title>
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		<title>Un an dans la vie d'une for&#234;t</title>
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		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Romain Felli</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Un an dans la vie d'une for&#234;t David G. Haskell Flammarion, 2014 368 pages, 21,90 &#8364; &lt;br class='autobr' /&gt;
Quarante-trois petits essais retracent l'&#233;volution sur une ann&#233;e d'un mandala (1) d'un m&#232;tre carr&#233; dans une for&#234;t ancienne, tout &#224; la fois condens&#233; de l'agrosyst&#232;me forestier et &#171; repr&#233;sentation symbolique du monde &#187;. Avec quelques r&#232;gles, tout de m&#234;me, que se fixe l'auteur : &#171; y venir le plus souvent possible, y observer le jeu des saisons, garder le silence, ne rien pr&#233;lever, ne rien d&#233;placer, effleurer peut-&#234;tre, et (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-Lectures-" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L100xH150/arton168-d4aae.jpg?1703349037' width='100' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; Un an dans la vie d'une for&#234;t &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt; David G. Haskell&lt;br class='autobr' /&gt; Flammarion, 2014&lt;br class='autobr' /&gt; 368 pages, 21,90 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Quarante-trois petits essais retracent l'&#233;volution sur une ann&#233;e d'un mandala (1) d'un m&#232;tre carr&#233; dans une for&#234;t ancienne, tout &#224; la fois condens&#233; de l'agrosyst&#232;me forestier et &#171; repr&#233;sentation symbolique du monde &#187;. Avec quelques r&#232;gles, tout de m&#234;me, que se fixe l'auteur : &#171; y venir le plus souvent possible, y observer le jeu des saisons, garder le silence, ne rien pr&#233;lever, ne rien d&#233;placer, effleurer peut-&#234;tre, et patiemment [se] fondre dans le microcosme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Rien de bien extraordinaire &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; , et pourtant... Anim&#233; par une d&#233;marche d'une simplicit&#233; d&#233;routante, David G. Haskell nous offre ici un regard passionn&#233; sur notre monde, empreint tout &#224; la fois de curiosit&#233; et d'intelligence, de sagesse et de bienveillance. Biologiste am&#233;ricain de 45 ans adepte de la m&#233;ditation de pleine conscience, il m&#234;le avec une finesse rare observation de la nature, analyses scientifiques et interpr&#233;tations culturelles et r&#233;veille avec bonheur une capacit&#233; d'&#233;merveillement qui sommeillait en nous depuis trop longtemps.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Tout au long de cette exp&#233;rience, son v&#233;cu de naturaliste le conduit &#224; mettre au jour ce qu'il y a d'universel dans l'infiniment petit. Il d&#233;cortique avec malice l'interd&#233;pendance qui r&#233;git la nature et ne manque pas une occasion de souligner l'imprudence humaine &#224; souhaiter s'y soustraire, tout embourb&#233;&#183;e&#183;s que nous sommes dans nos fantasmes prom&#233;th&#233;ens... Comment ne pas abonder dans son sens lorsque, comparant la luciole et sa merveilleuse lanterne &#224; l'homme arm&#233; d'une torche &#233;lectrique, il y voit un vieux sage fruit de millions d'ann&#233;es de perfectionnement faisant la le&#231;on &#224; un nourrisson ridiculement gaspilleur ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Nulle volont&#233; chez lui n&#233;anmoins de faire de l'homme le cancer que l'on d&#233;crit parfois. Lorsque des balles de golf, &#171; manifestation de l'esprit ludique d'un primate africain intelligent &#187;, atterrissent malencontreusement dans le mandala, il se pose la question de notre place dans la nature et d'une soi-disant &#171; puret&#233; &#187; &#224; pr&#233;server. Sa r&#233;ponse est sans appel : &#171; Aimer vraiment le monde, c'est aussi aimer l'ing&#233;niosit&#233; et le caract&#232;re badin de l'homme &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sa description des relations de comp&#233;tition et de coop&#233;ration, qui semblent former dans la for&#234;t les deux faces d'une m&#234;me m&#233;daille, nous interroge &#233;galement sur le fonctionnement des soci&#233;t&#233;s humaines. Dans la for&#234;t, piraterie et exploitation c&#244;toient compl&#233;mentarit&#233;s et symbioses les plus harmonieuses et l'auteur de demander habilement : &#171; Qu'y a-t-il derri&#232;re les th&#233;ories que nous plaquons sur la nature ? &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le sens esth&#233;tique, &#171; tension entre ordre et diversit&#233; &#187;, est &#233;galement tr&#232;s pr&#233;sent tout au long de cet almanach qui nous rappelle plus celui d'Aldo L&#233;opold (2) que le &lt;i&gt;Walden&lt;/i&gt; de Thoreau cit&#233; par l'&#233;diteur. Il d&#233;crit notamment le r&#244;le pr&#233;pond&#233;rant jou&#233; par la lumi&#232;re dans l'histoire de la vie, expliquant pourquoi nous voyons le ciel bleu, dans quel but certains singes d'une esp&#232;ce commune n'ont pas le m&#234;me nombre de r&#233;cepteurs chromatiques, comment les arbres arrivent &#224; &#171; voir &#187; les couleurs...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La diversit&#233; sexuelle, la continuit&#233; &#233;volutive, la souffrance animale ou encore la relativit&#233; des &#233;quilibres &#233;cologiques sont tout autant de sujets passionnants que David G. Haskell aborde &#233;galement avec subtilit&#233; gr&#226;ce &#224; l'observation patiente de son petit m&#232;tre carr&#233; de for&#234;t primaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux clans s'affrontent aujourd'hui au sein de l'&#233;cologie politique sur la priorit&#233; que nous devons donner &#224; notre travail. Que doit-on essayer de changer en premier : l'homme ou la soci&#233;t&#233; ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;David Haskell, en homme de science et de spiritualit&#233;, pointe avant tout les dangers d'une connaissance bas&#233;e uniquement sur l'analyse scientifique, et priv&#233;e d'une observation sensible du monde. Et, r&#233;conciliant &#224; sa mani&#232;re les critiques sociale et culturelle, il conclut en nous invitant &#224; consid&#233;rer les deux &#224; la fois, arguant que &#171; l'observation de soi et l'observation du monde ne s'excluent pas mutuellement &#187;, &#171; chacun de nous [habitant] un &lt;i&gt;mandala&lt;/i&gt; &#224; plusieurs &#233;tages, aussi complexe et myst&#233;rieux qu'une for&#234;t ancienne &#187;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) Terme sanskrit signifiant &#171; cercle &#187;, le &lt;i&gt;mandala&lt;/i&gt; est dans le tantrisme et le bouddhisme un diagramme dont les figures g&#233;om&#233;triques, les couleurs symboliques, etc., repr&#233;sentent l'univers et servent de support &#224; la m&#233;ditation.&lt;br class='autobr' /&gt;
(2) Auteur (1887-1948) d'un &lt;i&gt;Almanach d'un comt&#233; des sables&lt;/i&gt; .&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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		<title>Pauvret&#233; de la &#171; trag&#233;die des communs &#187;</title>
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		<dc:creator>Romain Felli</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Pour toute une famille de pens&#233;e, le peuple est incapable de g&#233;rer collectivement une ressource naturelle sans la surexploiter. R&#233;cit d'une imposture et de ses racines, par Romain Felli, qui enseigne l'histoire des id&#233;es politiques &#224; l'universit&#233; de Lausanne. &lt;br class='autobr' /&gt;
Si le spectre du r&#233;v&#233;rend Malthus est souvent invoqu&#233; pour donner une autorit&#233; morale aux visions conservatrices de la crise &#233;cologique (1), c'est plut&#244;t dans les &#233;crits du biologiste d'extr&#234;me droite Garrett Hardin que se met en place, dans les (...)&lt;/p&gt;


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&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-No2-L-ecologie-contre-le-peuple-" rel="directory"&gt;N&#176;2 : L'&#233;cologie contre le peuple ?&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt;Pour toute une famille de pens&#233;e, le peuple est incapable de g&#233;rer collectivement une ressource naturelle sans la surexploiter. R&#233;cit d'une imposture et de ses racines, par Romain Felli, qui enseigne l'histoire des id&#233;es politiques &#224; l'universit&#233; de Lausanne.&lt;/i&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Si le spectre du r&#233;v&#233;rend Malthus est souvent invoqu&#233; pour donner une autorit&#233; morale aux visions conservatrices de la crise &#233;cologique (1), c'est plut&#244;t dans les &#233;crits du biologiste d'extr&#234;me droite Garrett Hardin que se met en place, dans les ann&#233;es 1970, une id&#233;ologie n&#233;o-malthusienne ultra-r&#233;actionnaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Hardin dans &#171; Lifeboat Ethics : The Case Against Helping the Poor &#187; [L'&#233;thique du canot de sauvetage : un plaidoyer contre l'aide aux pauvres] propose une analogie entre la situation de crise &#233;cologique et un naufrage. Les pays riches seraient le canot de sauvetage et toute tentative, inspir&#233;e par de bons sentiments, d'accueillir &#224; bord des naufrag&#233;&#183;e&#183;s (les pauvres) ne ferait que pr&#233;cipiter le chavirage de ce canot ; la bonne volont&#233; ne profitant au final ni aux un&#183;e&#183;s ni aux autres. Il pr&#233;cise que l'aide apport&#233;e aux plus pauvres aurait la cons&#233;quence suivante : &#171; Les moins pr&#233;voyant&#183;e&#183;s et moins aptes se multiplieraient aux d&#233;pens des plus pr&#233;voyant&#183;e&#183;s et des plus aptes, amenant finalement la ruine de tous ceux qui se partagent les communs (2). &#187;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La r&#233;f&#233;rence aux communs n'est pas innocente et elle renvoie &#224; l'article le plus c&#233;l&#232;bre de Hardin : &#171; The Tragedy of the Commons &#187; [La trag&#233;die des communs] (3). L'argument central en est connu : les &#234;tres humains auraient une tendance naturelle &#224; surexploiter les ressources accessibles gratuitement et sans contr&#244;le, et donc &#224; les d&#233;truire. Hardin pr&#233;tend que les communs dans l'Europe m&#233;di&#233;vale &#8211; ces champs, for&#234;ts et p&#226;turages laiss&#233;s &#224; l'acc&#232;s libre des populations pauvres pour la satisfaction de leurs besoins &#8211; auraient &#233;t&#233; surexploit&#233;s et finalement d&#233;truits. De cette pseudo le&#231;on historique, Hardin tire une th&#233;orie g&#233;n&#233;rale de la d&#233;gradation &#233;cologique : toute ressource qui ne dispose pas d'une propri&#233;t&#233; priv&#233;e clairement d&#233;finie (ou d'une propri&#233;t&#233; d'&#201;tat stricte, mais Hardin refuse la solution &#233;tatique pour d'autres raisons) est inexorablement conduite &#224; &#234;tre d&#233;truite par surexploitation.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deux cons&#233;quences majeures sont tir&#233;es de ce point de vue. Premi&#232;rement, ce seraient les pauvres qui seraient coupables de la surexploitation et donc de la d&#233;gradation des ressources environnementales. Deuxi&#232;mement, il serait n&#233;cessaire de d&#233;finir clairement des droits de propri&#233;t&#233; sur les ressources naturelles afin de les pr&#233;server.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sans pouvoir faire ici une critique d&#233;taill&#233;e de Hardin, pr&#233;cisons quelques &#233;l&#233;ments (4). Premi&#232;rement, Hardin ne fournit aucune base empirique &#224; son affirmation de la trag&#233;die des communs. L'exemple historique se r&#233;v&#232;le &#234;tre simplement faux. Deuxi&#232;mement, il postule une opposition intenable entre la propri&#233;t&#233; priv&#233;e (qui seule serait g&#233;r&#233;e) et les communs dont l'acc&#232;s serait non r&#233;gul&#233;. Comme de tr&#232;s nombreux travaux l'ont montr&#233;, il existe une infinit&#233; de mod&#232;le de gestion des ressources communes qui se situent entre la stricte propri&#233;t&#233; priv&#233;e et la non r&#233;gulation. C'est le grand m&#233;rite d'Elinor Ostrom que d'avoir d&#233;taill&#233;, de mani&#232;re empirique et th&#233;orique, ces diff&#233;rentes formes de gestion, dont l'efficacit&#233; &#233;cologique est nettement sup&#233;rieure &#224; la propri&#233;t&#233; priv&#233;e (5). Comme le note Paul Burkett : &#171; La v&#233;ritable trag&#233;die des communs a &#233;t&#233; l'&#233;puisement et la spoliation des ressources communes par l'activit&#233; &#233;conomique priv&#233;e orient&#233;e vers le march&#233;, c'est-&#224;-dire la reconnaissance et la mise en &#339;uvre inad&#233;quate de la propri&#233;t&#233; commune sous la forme de droits et de responsabilit&#233;s stricts des usagers (6). &#187; Troisi&#232;mement, Hardin postule une rationalit&#233; capitaliste reposant sur l'int&#233;r&#234;t individuel et la recherche permanente du gain imm&#233;diat qui serait immanente &#224; la nature humaine. Il est d&#232;s lors incapable de comprendre les formes alternatives de gestion collective des ressources.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;En d&#233;finitive, le probl&#232;me ne tient pas tant aux erreurs de Hardin, mais au fait qu'en d&#233;pit de sa d&#233;bilit&#233; intrins&#232;que la th&#232;se de la trag&#233;die des communs constitue une forme de &#171; sens commun &#187; de l'explication de la d&#233;gradation &#233;cologique &#224; l'&#233;chelle de la plan&#232;te. Le n&#233;o-malthusianisme &#224; la Hardin fournit un double avantage pour l'id&#233;ologie et la pratique des classes dominantes en relation avec la crise &#233;cologique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Premi&#232;rement, il d&#233;tourne l'attention des causes &#233;conomiques de la d&#233;gradation environnementale pour faire reposer cette crise sur les populations les plus pauvres, jouant, d'ailleurs, avec un racisme assum&#233; dans le cas de Hardin.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Deuxi&#232;mement, il permet l'imposition de solutions de march&#233; pour &#171; r&#233;soudre &#187; la crise &#233;cologique sous la forme de d&#233;finition de droits de propri&#233;t&#233;, de privatisation des communs, d'internalisation des externalit&#233;s, de r&#233;gulation par le march&#233; de l'acc&#232;s aux ressources, et ultimement d'&#233;cotaxes et de march&#233;s de permis de polluer.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D&#233;cid&#233;ment, nous sommes loin de la n&#233;cessaire d&#233;mocratisation des rapports socio-&#233;cologiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(1) A tort, d'ailleurs. Ceci ne fait pas de lui une figure moins ha&#239;ssable pour autant ! Cf. John Bellamy Foster, &lt;i&gt;Ecology Against Capitalism&lt;/i&gt; , New York, MR Press, 2002, pp. 137-154. Sur la &#171; r&#233;invention &#187; de Malthus comme &#233;cologiste, cf. Eric Ross, &#171; Malthusianism, Counter-revolution and the Green Revolution &#187;, &lt;i&gt;Organization &amp; Environment&lt;/i&gt; 12, n&#176;1, 1998, pp. 446-450.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(2) Garrett Hardin, &#171; Lifeboat Ethics &#187;, &lt;i&gt;Psychology Today&lt;/i&gt; , 1974, p. 124.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(3) Garrett Hardin, &#171; The Tragedy of the Commons &#187;, &lt;i&gt;Science&lt;/i&gt; 162, n&#176;3859, 1968, pp. 1243-1248.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(4) Une mise au point utile, et sur laquelle nous nous basons pour les paragraphes suivants est celle de Ian Angus, &#171; The Myth of the &#034;Tragedy of the Commons&#034; &#187;, in Ian Angus (&#233;d.), &lt;i&gt;The Global Fight for Climate Justice. Anticapitalist Responses to Global Warming and Environmental Destruction&lt;/i&gt; , Resistance Books, Londres, 2009, pp. 64-75.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(5) Par exemple Elinor Ostrom, &lt;i&gt;Governing the Commons&lt;/i&gt; , Cambridge, CUP, 1990. Notons toutefois que nous ne partageons pas le cadre analytique sur lequel repose les travaux d'Ostrom, &#224; savoir le n&#233;o-institutionnalisme du choix rationnel. Pour une critique d&#233;taill&#233;e, voir Ben Fine &#171; Beyond the Tragedy of the Commons. A Discussion of Governing the Commons. The Evolution of Institutions for Collective Action &#187;, &lt;i&gt;Perspectives on Politics&lt;/i&gt; , 8 , 2010, pp. 583-586.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;(6) Paul Burkett, &lt;i&gt;Marxism and Ecological Economics : Toward a Red and Green Political Economy&lt;/i&gt; , Chicago, Haymarket Books, 2009, p. 82, cf. aussi pp. 310-319 pour une &#233;tude sur les formes de propri&#233;t&#233; collective qui ne s'inscrivent ni dans la propri&#233;t&#233; priv&#233;e, ni dans la propri&#233;t&#233; d'&#201;tat.&lt;/p&gt;
&lt;hr class=&#034;spip&#034; /&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;&#201;cologie par en-haut, &#233;cologie par en-bas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;&#171; Une forme de r&#233;volution conservatrice a &#233;t&#233; op&#233;r&#233;e par laquelle, de contestataire, l'&#233;cologie devient un facteur de stabilit&#233;, voire de l&#233;gitimation, de l'ordre existant. Il n'est plus question aujourd'hui, gr&#226;ce au d&#233;veloppement durable, de contester radicalement le capitalisme, la &#034;soci&#233;t&#233; de consommation&#034; ou l'&#201;tat policier. Le but est au contraire de conserver ce monde existant, de le rendre durable en op&#233;rant une forme de modernisation &#233;cologique du capitalisme. On observe aujourd'hui tout une rh&#233;torique de la &#034;croissance verte&#034;, et de nouveaux secteurs &#233;conomiques (&#233;nergies renouvelables, d&#233;pollution, etc.) qu'on ne peut pas comprendre si on consid&#232;re le d&#233;veloppement durable comme une forme de contestation de l'ordre social existant. &#187; A cette &#233;cologie &#171; par en-haut &#187;, experte, &#233;litiste et autoritaire, il faut opposer une &#233;cologie bas&#233;e sur l'autonomie, la d&#233;centralisation et la critique de la technique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Romain Felli, &lt;i&gt;Les Deux &#194;mes de l'&#233;cologie&lt;/i&gt; , L'Harmattan, 2008.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		
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