<?xml
version="1.0" encoding="utf-8"?>
<rss version="2.0" 
	xmlns:dc="http://purl.org/dc/elements/1.1/"
	xmlns:content="http://purl.org/rss/1.0/modules/content/"
	xmlns:atom="http://www.w3.org/2005/Atom"
>

<channel xml:lang="fr">
	<title>L'An 02</title>
	<link>https://lan02.butternet.net/</link>
	<description>L'An 02 est un outil &#233;colo de diffusion et de partage, un passeur d'id&#233;es hors des cercles confidentiels.
De 2011 &#224; 2015, L'An 02 a &#233;t&#233; une revue papier, en couleurs, multipliant les formes, notamment graphiques : photo-reportage, peinture, installation, typographie, bande dessin&#233;e. Cette dimension-l&#224; ne se retrouve que dans la revue papier, toujours en vente en librairie ou par correspondance. Retrouvez sur ce nouveau site tous les textes, un dossier au traitement mosa&#239;que enrob&#233; de chroniques grin&#231;antes, de lectures in-con-tour-na-bles et de reportages militants.
D&#233;sormais, L'An 02 propose &#224; chaque changement de saison une livraison de chroniques de livres r&#233;cents qui nous aident &#224; penser l'&#233;cologie politique, la d&#233;croissance et la technocritique.</description>
	<language>fr</language>
	<generator>SPIP - www.spip.net</generator>
	<atom:link href="https://lan02.butternet.net/spip.php?page=backend&amp;id_auteur=11" rel="self" type="application/rss+xml" />

	<image>
		<title>L'An 02</title>
		<url>https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L144xH52/siteon0-2ec28.png?1696061304</url>
		<link>https://lan02.butternet.net/</link>
		<height>52</height>
		<width>144</width>
	</image>



<item xml:lang="fr">
		<title>L'&#201;cologie radicale</title>
		<link>https://lan02.butternet.net/L-Ecologie-radicale</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lan02.butternet.net/L-Ecologie-radicale</guid>
		<dc:date>2012-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Gerber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;L'&#201;cologie radicale Fr&#233;d&#233;ric Dufoing Infolio, Gollion (Lausanne), 2012 , 60 pages, 10 &#8364; &lt;br class='autobr' /&gt;
L'&#233;cologie radicale a pr&#232;s de quarante ans maintenant, et pourtant l'appellation se retrouve peu chez les militant&#183;e&#183;s europ&#233;en&#183;ne&#183;s. De m&#234;me, rares sont ceux et celles qui ont cherch&#233; &#224; pr&#233;ciser les fronti&#232;res et les zones communes de ses multiples expressions. Un pas que Fr&#233;d&#233;ric Dufoing a choisi de franchir avec ce petit livre. Rassemblant six courants parmi les principales composantes de l'&#233;cologie radicale, il met (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-Lectures-" rel="directory"&gt;Lectures&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;img class='spip_logo spip_logo_right spip_logos' alt=&#034;&#034; style='float:right' src='https://lan02.butternet.net/local/cache-vignettes/L93xH150/arton73-9fe69.png?1703349049' width='93' height='150' /&gt;
		&lt;div class='rss_chapo'&gt;&lt;p&gt;&lt;i&gt; L'&#201;cologie radicale &lt;/i&gt; &lt;br class='autobr' /&gt;
Fr&#233;d&#233;ric Dufoing&lt;br class='autobr' /&gt; Infolio, Gollion (Lausanne), &lt;br class='autobr' /&gt;
2012 , 60 pages, 10 &#8364;&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;L'&#233;cologie radicale a pr&#232;s de quarante ans maintenant, et pourtant l'appellation se retrouve peu chez les militant&#183;e&#183;s europ&#233;en&#183;ne&#183;s. De m&#234;me, rares sont ceux et celles qui ont cherch&#233; &#224; pr&#233;ciser les fronti&#232;res et les zones communes de ses multiples expressions. Un pas que Fr&#233;d&#233;ric Dufoing a choisi de franchir avec ce petit livre. Rassemblant six courants parmi les principales composantes de l'&#233;cologie radicale, il met en avant les liens entre eux, avec une vision qui se veut plus &#233;clairante que partisane.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans un premier chapitre introductif plut&#244;t r&#233;ussi et complet sur l'histoire du mouvement &#233;cologiste, l'auteur s'attelle &#224; montrer ce qui constitue l'&#233;cologie radicale en tant que telle. Il la d&#233;marque de l'environnementalisme (conservation de la nature) d'une part et de l'&#233;cologisme mod&#233;r&#233; (&#339;uvrant au sein des institutions et attach&#233; &#224; ses valeurs) d'autre part. Admettant que le terme de &#171; radical &#187; est vague, l'auteur &#233;taye surtout sa d&#233;finition par la description des mouvements de la deep ecology, du bior&#233;gionalisme, de l'anarcho-primitivisme, de l'&#233;cologie sociale, du &lt;i&gt;d&#233;croissantisme&lt;/i&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb1' class='spip_note' rel='appendix' title='Un terme pas tr&#232;s heureux et semble-t-il invent&#233; par l'auteur, qui entrevoit (...)' id='nh1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt; et le moins connu &#233;co-agrarianisme de Wendell Berry.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Sur un ton neutre, Fr&#233;d&#233;ric Dufoing identifie bien leurs principes, leurs influences, avec l'honn&#234;tet&#233; de ne pas passer sous silence leurs limites ou leurs divergences. On retrouve ainsi plusieurs points d'achoppement qui les distinguent : biocentrisme (deep ecology, bior&#233;gionalisme) versus anthropocentrisme (les autres, bien que l'affiliation ne soit pas forc&#233;ment si nette &#224; mon avis), la question de la voie politique, du r&#244;le de l'&#201;tat ou encore tout le d&#233;bat des limites &#224; apporter &#224; la d&#233;mographie. Il en ressort que les diff&#233;rences entre les mouvements r&#233;sultent moins de l'identification des probl&#232;mes actuels ou du projet de soci&#233;t&#233; &#224; mettre en place que de l'identification des causes de ces maux et donc des r&#233;ponses &#224; y apporter.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Un des reproches &#224; faire au livre &#8211; que l'auteur anticipe d'ailleurs en assumant un parti pris subjectif dans la s&#233;lection des id&#233;ologies &#233;tudi&#233;es &#8211; est l'absence de d&#233;veloppement de certains courants majeurs de l'&#233;cologie radicale. L'&#233;cof&#233;minisme fait notamment figure de grand absent. L'auteur le justifie en consid&#233;rant qu'il &#171; constitue une branche &#224; part de l'&#233;cologisme, qui m&#233;rite un traitement que nous ne pouvons donner ici &#187;. Pourtant, en traitant moins dans le d&#233;tail la d&#233;croissance (dont le chapitre est trois fois plus important que les autres, en partie d&#251; &#224; une grande parenth&#232;se consacr&#233;e &#224; Illich), et peut-&#234;tre en faisant l'impasse sur le cas Wendell Berry (d&#233;couverte int&#233;ressante, mais qui n'apporte gu&#232;re d'&#233;l&#233;ments r&#233;ellement nouveaux), le point de vue original de l'&#233;cof&#233;minisme aurait pu figurer au sommaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Cela n'enl&#232;ve pourtant rien &#224; la qualit&#233; du travail effectu&#233;. C'est peut-&#234;tre la premi&#232;re fois que ce th&#232;me est &#233;tudi&#233; de fa&#231;on aussi synth&#233;tique et claire en langue fran&#231;aise. Surtout, le petit livre de Fr&#233;d&#233;ric Dufoing se situe plus dans une pr&#233;sentation de la &#171; famille &#187; de l'&#233;cologie radicale que dans le &#171; choisissez votre camp &#187;. Une approche qui pourrait apporter des pistes aux &#233;cologistes radicaux et ouvrir des perspectives communes. Du moins, on l'esp&#232;re.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh1' class='spip_note' title='Notes 1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Un terme pas tr&#232;s heureux et semble-t-il invent&#233; par l'auteur, qui entrevoit trois tendances diff&#233;rentes dans la d&#233;croissance.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>
<item xml:lang="fr">
		<title>Bookchin, l'urgence et la d&#233;mocratie</title>
		<link>https://lan02.butternet.net/Bookchin-l-039-urgence-et-la-democratie</link>
		<guid isPermaLink="true">https://lan02.butternet.net/Bookchin-l-039-urgence-et-la-democratie</guid>
		<dc:date>2011-12-01T00:00:00Z</dc:date>
		<dc:format>text/html</dc:format>
		<dc:language>fr</dc:language>
		<dc:creator>Vincent Gerber</dc:creator>



		<description>
&lt;p&gt;Personne ne l'ignore, la crise &#233;cologique qui se profile &#224; l'horizon aura des r&#233;percussions mondiales. C'est un &#233;norme d&#233;fi pour nos soci&#233;t&#233;s modernes et il d&#233;terminera notre capacit&#233; &#224; faire face et &#224; nous adapter. Une grande interrogation demeure n&#233;anmoins : aurons-nous le temps ? &lt;br class='autobr' /&gt;
Dans le processus multilat&#233;ral et de forme d&#233;mocratique dans lequel sont aujourd'hui engag&#233;es les nations, d&#233;finir une voie de d&#233;veloppement commune, la faire accepter puis enfin l'appliquer demande un temps d&#233;sesp&#233;r&#233;ment long. (...)&lt;/p&gt;


-
&lt;a href="https://lan02.butternet.net/-Dossier-du-no1-Le-temps-qui-nous-fait-" rel="directory"&gt;N&#176;1 : &#171; Le temps qui nous fait &#187;&lt;/a&gt;


		</description>


 <content:encoded>&lt;div class='rss_texte'&gt;&lt;p&gt;Personne ne l'ignore, la crise &#233;cologique qui se profile &#224; l'horizon aura des r&#233;percussions mondiales. C'est un &#233;norme d&#233;fi pour nos soci&#233;t&#233;s modernes et il d&#233;terminera notre capacit&#233; &#224; faire face et &#224; nous adapter. Une grande interrogation demeure n&#233;anmoins : aurons-nous le temps ?&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans le processus multilat&#233;ral et de forme d&#233;mocratique dans lequel sont aujourd'hui engag&#233;es les nations, d&#233;finir une voie de d&#233;veloppement commune, la faire accepter puis enfin l'appliquer demande un temps d&#233;sesp&#233;r&#233;ment long. Cela alors que l'urgence climatique exige que des mesures soient prises sans plus attendre.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Face &#224; l'urgence, la tentation autoritaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La crise &#233;cologique est donc aussi de nature politique. Elle remet directement en cause le mod&#232;le de d&#233;mocratie repr&#233;sentative que nous connaissons, souvent r&#233;duit &#224; une logique d'opposition dualiste (gauche vs. droite, pays riches vs. pays &#233;mergents, etc.) et par une vision limit&#233;e &#224; la dur&#233;e des mandats &#233;lectoraux. Avec d'autres &#233;cologistes, James Lovelock a mis en doute les capacit&#233;s du syst&#232;me politique d&#233;mocratique &#224; faire face &#224; l'urgence. A l'image de ce qui est pratiqu&#233; en temps de guerre, l'auteur de l'hypoth&#232;se Ga&#239;a proposait de mettre &#171; la d&#233;mocratie de c&#244;t&#233; &#187; provisoirement, au profit d'un monde &#171; plus autoritaire &#187;, dirig&#233; par &#171; un petit nombre de personnes en qui on a confiance &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-1' class='spip_note' rel='appendix' title='Voir l'interview de Leo Hickman pour le London Guardian , publi&#233;e le 29 mars (...)' id='nh2-1'&gt;1&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Mais l'autoritarisme n'est pourtant pas la seule alternative &#224; la d&#233;mocratie moderne. L'Am&#233;ricain Murray Bookchin (1921-2006), th&#233;oricien de l'&#233;cologie sociale, a point&#233; dans la direction oppos&#233;e, celle d'une accentuation de la d&#233;mocratie, c'est-&#224;-dire sa &lt;i&gt;d&#233;centralisation&lt;/i&gt; et sa &lt;i&gt;radicalisation&lt;/i&gt; par le renforcement du pouvoir populaire.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans son discours anarchiste, Bookchin met en avant les limitations du mod&#232;le de l'&#201;tat-nation, et plus encore de la d&#233;mocratie repr&#233;sentative, dans la perspective de la r&#233;solution du conflit &#233;cologique. D'une part, la politique est aujourd'hui domin&#233;e par la finance et les grandes corporations multinationales (via le financement des partis, le lobbying, les investissements, l'apport en termes d'emplois et d'imp&#244;ts, etc.), devenues plus puissantes que les &#201;tats cens&#233;s les gouverner. D'autre part, les d&#233;cisions radicales &#224; prendre &#233;tant g&#233;n&#233;ralement impopulaires (car elles rompent avec un &lt;i&gt;statu quo&lt;/i&gt; rassurant ou favorable), elles s'opposent directement aux int&#233;r&#234;ts &#233;lectoralistes de tout &#233;lu en faisant la promotion.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Partir d'en bas&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Copenhague a clairement montr&#233; la quasi impossibilit&#233; de prise de d&#233;cisions contraignantes sur les &#233;missions de CO2 au niveau international. Pour bon nombre de convaincues, il est certain que la solution ne viendra pas d'en haut, mais d'en bas. Car prendre les d&#233;cisions &#224; l'&#233;chelon politique le plus local (identifi&#233; chez Bookchin par les municipalit&#233;s ou les quartiers des grandes villes) revient &#224; en diminuer les enjeux et ainsi rendre possible que des mesures concr&#232;tes et ambitieuses soient prises. Conscientes des probl&#232;mes, les gens n'ont pas &#224; attendre un compromis mondial ou national pour se r&#233;unir chez eux et d&#233;cider de ces fameuses solutions locales &#224; un probl&#232;me global.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Dans la perspective de l'&#233;cologie sociale de Bookchin, la d&#233;mocratie directe, exerc&#233;e par des assembl&#233;es populaires de &#171; communes &#187; autonomes politiquement et conf&#233;d&#233;r&#233;es entre elles, repr&#233;sente le mod&#232;le politique le plus sens&#233; pour une soci&#233;t&#233; en accord avec la nature. De telles institutions populaires sont m&#234;me un imp&#233;ratif &#224; la mise sur place d'une soci&#233;t&#233; &#233;cologique et lib&#233;r&#233;e de la domination et des hi&#233;rarchies sociales ill&#233;gitimes. L'argument est que la r&#233;partition du pouvoir &#224; plus petite &#233;chelle plut&#244;t que sa centralisation au niveau national permet d'&#234;tre plus efficace, moins bureaucratique et plus ad&#233;quat &#233;galement dans les r&#233;ponses apport&#233;es, car prises &#224; la lumi&#232;re des r&#233;alit&#233;s du terrain. La d&#233;centralisation du pouvoir encouragerait de fait une mobilisation et une responsabilisation plus grande face aux enjeux qui concernent tout un chacun et demandent une mobilisation g&#233;n&#233;rale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Ce mod&#232;le de municipalisme conf&#233;d&#233;ral sort de la vision paternaliste du mod&#232;le politique actuel. En r&#233;duisant l'&#233;cart entre d&#233;cideurs et ceux qui sont soumis &#224; la d&#233;cision, Bookchin cherche &#224; confronter les gens aux probl&#232;mes et leur permettre d'y voir leur responsabilit&#233; propre et leurs moyens d'y apporter concr&#232;tement leur propre r&#233;ponse. En somme, les rendre actifs plut&#244;t que passifs et soumis &#224; des lois impos&#233;es.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Pour un municipalisme libertaire&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Pour mettre en place ce mod&#232;le institutionnel, les collectivit&#233;s, et la soci&#233;t&#233; civile en premier lieu, doivent se mobiliser pour former un pouvoir citoyen parall&#232;le qui lui permette de prendre des d&#233;cisions et les faire accepter, socialement d'abord, puis l&#233;galement&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-2' class='spip_note' rel='appendix' title='Murray Bookchin, From Urbanization to Cities , &#233;d. Cassell, 1987 ; Janet (...)' id='nh2-2'&gt;2&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;. Cependant, comme Bookchin le reconnaissait, &#171; le mouvement municipaliste libertaire mettrait des ann&#233;es &#224; conna&#238;tre le succ&#232;s &#8211; je suis incapable de dire combien &#8211;, &#224; convaincre les gens qu'il repr&#233;sente une solution &#224; l'impasse politique et &#233;conomique actuelle. Le municipalisme libertaire est un processus et c'est un mouvement qui tente de d&#233;velopper ce processus, de l'&#233;largir, de gagner les esprits des gens, m&#234;me avant que ses institutions ne soient &#233;tablies. La bataille devra se poursuivre, certainement au-del&#224; des ann&#233;es qu'il me reste &#224; vivre &#187;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt; [&lt;a href='#nb2-3' class='spip_note' rel='appendix' title='Murray Bookchin, interview&#233; par Janet Biehl dans Le Municipalisme (...)' id='nh2-3'&gt;3&lt;/a&gt;]&lt;/span&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et c'est &#233;galement l&#224; o&#249; le b&#226;t blesse. La crise &#233;tant annonc&#233;e dans les d&#233;cennies &#224; venir, la d&#233;mocratie communale directe a-t-elle le temps, non seulement de voir le jour, mais elle-m&#234;me de trouver les r&#233;ponses &#224; apporter &#224; la situation ? Car si la d&#233;mocratie directe serait en mesure de lever plusieurs blocages politiques, li&#233;s aux nombreux interm&#233;diaires et la lenteur qui en d&#233;coule, elle ne garantit rien sur le contenu des d&#233;cisions prises. En laissant les gens d&#233;cider de ce qui les concerne, rien ne les oblige a priori &#224; opter pour un mode de vie plus respectueux de la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;A priori, car de fait, l'imp&#233;ratif &#233;cologique a ceci de positif qu'il nous force &#224; une remise en question profonde de notre d&#233;veloppement et une prise de conscience de notre d&#233;pendance vitale &#224; la nature. L'imminence des probl&#232;mes et leurs d&#233;g&#226;ts peut provoquer une acc&#233;l&#233;ration du changement de mentalit&#233; et la rupture n&#233;cessaire pour recr&#233;er de fa&#231;on volontaire des institutions plus &#224; m&#234;me de r&#233;concilier la soci&#233;t&#233; humaine et la nature.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt; &lt;strong&gt;Le temps qu'il nous reste&lt;/strong&gt;&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La question du temps qu'il nous reste pour changer s'apparente &#224; un pari, proche de celui de Pascal. Que le temps des politiques pour amener le changement, compte tenu de l'&#233;ch&#233;ance impos&#233;e par le r&#233;chauffement de la plan&#232;te, soit trop court ou non, il n'en faut pas moins agir. La seule vraie erreur serait de tomber dans un fatalisme paralysant. La transformation de notre soci&#233;t&#233; reste vitale, si ce n'est pour &#233;viter le pire, au moins pour mieux pr&#233;parer le monde qui aura pour t&#226;che de la subir et de lui succ&#233;der. En effet, il y a fort &#224; parier qu'il faille construire aujourd'hui d&#233;j&#224; la soci&#233;t&#233; que l'on souhaite conna&#238;tre demain. Du moins si on veut offrir &#224; celle-ci une chance d'exister.&lt;/p&gt;&lt;/div&gt;
		&lt;hr /&gt;
		&lt;div class='rss_notes'&gt;&lt;div id='nb2-1'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-1' class='spip_note' title='Notes 2-1' rev='appendix'&gt;1&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Voir l'interview de Leo Hickman pour le &lt;i&gt;London Guardian&lt;/i&gt; , publi&#233;e le 29 mars 2010. &lt;a href=&#034;http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2010/mar/29/james-lovelock&#034; class='spip_url spip_out auto' rel='nofollow external'&gt;http://www.guardian.co.uk/environment/blog/2010/mar/29/james-lovelock&lt;/a&gt;.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-2'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-2' class='spip_note' title='Notes 2-2' rev='appendix'&gt;2&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Murray Bookchin, &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;i&gt;From Urbanization to Cities&lt;/i&gt; , &#233;d. Cassell, 1987 ; Janet Biehl, &lt;br class='autobr' /&gt; &lt;i&gt;Le Municipalisme libertaire&lt;/i&gt; , &#233;d. Ecosoci&#233;t&#233;, 1998.&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;div id='nb2-3'&gt;
&lt;p&gt;&lt;span class=&#034;spip_note_ref&#034;&gt;[&lt;a href='#nh2-3' class='spip_note' title='Notes 2-3' rev='appendix'&gt;3&lt;/a&gt;] &lt;/span&gt;Murray Bookchin, interview&#233; par Janet Biehl dans &lt;i&gt;Le Municipalisme libertaire, &lt;/i&gt; p.252&lt;/p&gt;
&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;
		</content:encoded>


		

	</item>



</channel>

</rss>
